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Les républiques consulaires

"Tous les hommes et toutes les terres
sont libres de leur nature
et toute servitude est usurpée
et contraire au droit commun..."

Jurats de Bordeaux (1273)

Du VIe s. au Xe siècle -époque des grandes migrations du Haut Moyen Age-, les villes avaient perdu l'importance et la magnificence qu'elles connaissaient sous l'empire romain.

Les choses vont changer à partir du XIe siècle avec le développement des anciennes cités et la création des "salvetats", puis au XIIe siècle avec la généralisation des franchises urbaines, comme nous l'avons vu précédemment avec Toulouse, et enfin au XIIIe siècle avec l'extension des consulats et la fondation de nombreuses bastides, phénomène caractéristique de l'Occitanie médiévale, dans la région toulousaine en particulier.

Las salvetats (les sauvetés)
Au Xe siècle, de grandes forêts occupent avantageusement le sol des régions occitanes: c'est le cas dans le Comminges, et surtout avec la forêt de Bouconne près de Toulouse et avec celle de Montech vers Montauban.

Dès le XIe siècle de vastes défrichements sont entrepris pour mettre les terres en culture, céréalière notamment. Des évêques séculiers et surtout des établissements ecclésiastiques sont souvent à l'origine de ce mouvement.

Les ordres religieux militaires (Templiers et Hospitaliers de St Jean de Jérusalem) et les monastères ou abbayes (St Sernin de Toulouse, Conques, Moissac, Gaillac,...) participent activement à ces travaux herculéens et créent de nouvelles villes ou de nouveaux villages qu'on appellera en occitan des "salvetats", ou "sauvetats" francisées en "sauvetés".

Ces nouvelles "agglomérations" sont des terres d'asile délimitées par des plantations de croix où les nouveaux venus sont placés sous la protection de leurs fondateurs ("Paix de Dieu") et bénéficient de franchises. Ainsi est fondée en 1080 la "salvetat" de Matepezoul à Saint-Alban près de l'Hers, à l'initiative de Pierre Pontier (prieur de St Sernin), de Bernard Arnaud et d'Arnaud Bernard de Cap-del-Borc (de Toulouse).

Cette "salvetat", approuvée par l'évêque Izarn (adepte de la réforme grégorienne), est placée sous la protection du Comte de Toulouse Guilhem IV, frère de Raimond IV de Saint-Gilles, qui menace d'une amande de 500 sous (soit 6000 deniers) "quiconque la violerait".

Elle est établie au profit des pauvres de l'Hospice de St Sernin dirigé par le prévôt Raimond Gairard (un des constructeurs de la basilique). Plus tard, cet hospice deviendra un collège pour les étudiants pauvres; et c'est aujourd'hui le fameux musée Saint-Raimond, musée des Antiques de Toulouse.

Le duc de Gascogne, Sanche, accorde en 1009 une franchise à l'église de Mimizan dans les Landes: huit colonnes de pierre d'alios vont alors délimiter une "salvetat" constituée d'un quadrilatère de 1800 m de côté et renfermant la ville et une abbaye bénédictine qui accueille les pèlerins de Compostelle.

On utilisera le clocher de l'abbatiale comme phare pour les marins. D'où ce proverbe gascon que l'on cite parfois à Mimizan: " Qué Diu ens preservi, deu cantic de la sirena, deu codic de la balene et deu clochèr de Mamisan"! ("Que Dieu vous préserve du chant de la sirène, de la queue de la baleine et du clocher de Mimizan.") On peut voir aujourd'hui encore ce clocher et le portail roman de l'abbatiale avec son magnifique tympan, rescapés de l'ensablement du lieu.

Cette "salvetat" de Mimizan est située sur l'antique voie romaine qui relie le port de Soulac dans le Médoc à Bayonne au Pays Basque.

Vers 1060, St Austinde archevêque d'Auch achète un alleu dans le Bas-Armagnac, qu'il fait défricher pour y fonder la "salvetat" de Nogaro.

L'abbaye rouergate Ste Foy de Conques possède de nombreuses terres en Aquitaine où elle crée Ste Foy-de-Peyrolières sur la rive gauche de la Garonne, et construit un port en 1076 à Vinayrols sur la Dordogne avant d'y bâtir Ste-Foy-la-Grande.

De son côté, l'abbaye St Victor de Marseille fonde La Romieu en Gascogne, tandis que celle de Moissac crée des "salvetats" un peu partout dans la région toulousaine, en Rouergue et en Lomagne où St Nicolas-de-la-Grave voit le jour en 1135.

Mais ce sont les Hospitaliers qui semblent les plus performants en créant plus de quarante "salvetats" en vingt ans dans les forêts de Bouconne et du Comminges au tout début du XIIe siècle.

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Un aperçu des fortifications du castrum de Villemur.

Consulats et Jurades

Nous avons vu comment les Toulousains ont conquis leurs libertés municipales au XIIe siècle et en particulier lors de la "révolution" de 1189.

Il faut savoir que ce n'est pas un cas isolé en Occitanie, bien au contraire. Dès 1130 les consulats gagnent les grandes villes le long des grands axes comme ceux de la Garonne et du Tarn. En moins d'un siècle la plupart des communautés urbaines du Comté de Toulouse seront aux mains de consuls élus pour un an avec les mêmes pouvoirs pour tous.

On pense trouver l'origine du consulat occitan du côté de la péninsule italienne. N'oublions pas en effet que le littoral languedocien et provençal commerce ardemment à cette époque avec les villes consulaires d'Italie et que Saint-Gilles dans le Gard est un grand marché par où transitent tous les grands courants non seulement commerciaux mais aussi intellectuels de la Méditerranée. Ainsi l'idée du consulat a pu s'infiltrer vers l'Ouest en même temps que le développement du droit romain.

Voici quelques exemples de ces conquêtes des libertés communales dans différentes régions d'Occitanie.

Villemur-sur-Tarn ("castrum de Villamuro", important centre cathare du Bas-Quercy à 30km de Toulouse) est doté de consuls au début du XIIIe siècle, puisque ceux-ci sont mentionnés dans la relation du serment de fidélité à l'exécution des clauses du traité de 1229, imposé par Blanche de Castille au Comté de Toulouse; serment prêté par "les chevaliers, les consuls, les bourgeois et autres habitants de Villemur, âgés de quinze ans au moins"...Dans cet acte, il est aussi fait mention de l'existence d'un sceau de la communauté.

D'autre part, une charte de franchises de l'année 1178 écrite en occitan et le traité du 5 août 1202 avec la République de Toulouse révèlent la composition de la société villemurienne divisée en quatre classes: les seigneurs ("Domini" ou "Senhors"), les chevaliers ou gentilshommes ("milites" ou "cavalers"), les prud'hommes ("probi-homines" ou "proshomes") et les autres habitants du bourg ("barriani" ou "barjas").

Par ces franchises, le seigneur de Villemur et les chevaliers renoncent à toute atteinte aux biens et aux personnes de la communauté; tout habitant a le droit de quitter librement la ville avec tous ses biens pour résider ailleurs (après le paiement des dettes!); d'autre part, toute personne étrangère à la ville (homme/om ou femme/femna) qui vient s'installer dans Villemur jouit immédiatement des franchises accordées aux autres habitants. La charte précise aussi l'ordre de succession des défunts en l'absence de testament: d'abord les enfants (les droits de la veuve réservés), puis les plus proches parents et à défaut le seigneur.

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Sceau de la "comuna" de "Vilamur" apposé sur la charte des franchises en 1178

Autre exemple dans le Quercy: celui de la ville de Figeac qui s'est développée autour d'un monastère bénédictin. C'est au XIIe siècle un grand centre commercial en relation avec de nombreuses villes étrangères. La bourgeoisie marchande enrichie supporte mal toute tutelle seigneuriale fut-elle bénédictine!

Vers 1224 (en pleine guerre franco-occitane dite "des Albigeois"), apparaît un consulat, dans le calme au début semble-t-il. Mais trois sentences successives (1245; 1254 et 1258) indiquent que les habitants de Figeac ont perdu patience face aux autorités religieuses et royales (surtout après le bûcher de Montségur et en pleine répression de l'Inquisition): ils arrachent alors de nouveaux privilèges.

Pire! en 1290 les consuls font assassiner Pierre de Combres, officier royal chargé de protéger les biens du monastère de St Sauveur. Les bénédictins renoncent alors à leurs droits sur Figeac vers 1301 au profit du roi Philippe IV le Bel qui délègue son légiste Guillaume de Nogaret pour négocier avec les consuls.

Ceux-ci refusent de discuter avec l'ambassadeur du roi et ils exigent les mêmes franchises que celles des Capitouls toulousains! Le sceau des consuls de Figeac connu en 1309 montre bien qu'ils ont obtenu gain de cause et qu'il existe alors une administration collective de la ville.

En 1318, le roi Philippe V le Long octroie enfin une charte qui garantit les libertés municipales: la "comuna" de Figeac est administrée par sept consuls nommés pour un an qui choisissent leurs successeurs; ils ont une maison commune, un sceau et un étendard; ils sont souverains en matière d'emprunt et d'impôts, pour l'organisation du commerce et de l'artisanat, pour l'entretien de la voirie, pour la police municipale et en matière judiciaire. L'administration royale est représentée par un viguier et un juge.

Nous voici à présent en Auvergne en 1198. Les Clermontois manifestent auprès de leur évêque Robert leur ferme volonté d'obtenir des libertés communales. Rédigée en Auvergnat, une charte établit alors la commune de Clermont.

Plus tard l'évêque Guy de la Tour est moins conciliant. Aussi les Clermontois se regroupent en une confrérie dite de l' "Hôpital juré" (du nom de lieu où ils se réunissent: la chapelle de l'Hôpital St Barthélémy); ils font le serment de rester tous unis et solidaires face à l'évêque et nomment unilatéralement des consuls... C'est un avant-goût du Serment du Jeu de Paume à Versailles en 1789!

Mais l'évêque lance un interdit contre les révoltés et supprime les consuls. Malgré le rétablissement de la charte, la ville va connaître une agitation larvée jusqu'à son paroxysme en 1261 où un sergent de l'évêque sera tué au cours d'une émeute: Louis IX (dit "Saint"-Louis) se déplacera à Clermont l'année suivante pour châtier les coupables.

Redoutant sans doute de nouvelles révoltes, l'évêque finira par accorder aux Clermontois une charte leur garantissant des consuls et une Maison Commune.

Nous nous dirigeons à présent vers le Limousin et sa capitale Limoges qui faillit s'appeler "Stephanopolis" du nom d'un abbé de St-Martial: Etienne, au début du Xe siècle.

A cette époque en effet une agglomération se constitue autour d'une abbaye dont les abbés exercent un pouvoir féodal sur les habitants. Mais fin XIe s., le Comte de Toulouse qui est suzerain du Limousin pousse un vicomte à s'installer sur une motte qui domine le bourg, tout près de l'abbaye. Des conflits surgissent vite entre les deux pouvoirs, qui tournent à l'avantage de l'écclésiastique.

Les bourgeois de Limoges mettent tout le monde d'accord en se donnant des consuls et en devenant une puissance incontournable qui favorisera la décadence de l'abbaye St-Martial.

Rhône et Provence n'échappent pas au mouvement communal bien sûr. De puissants consulats administrent des villes presque indépendantes sur les bords du Rhône où les habitants participent de plus en plus aux affaires de la commune.

En 1154 c'est au tour d'Avignon de devenir république consulaire et de bénéficier d'une charte communale octroyée par l'évêque Geoffroi.

Chacun sait que "sur le Pont d'Avignon, on y danse tous en rond", mais sait-on qu'il fut construit suivant la volonté d'un certain Bénézet, pâtre du Vivarais, qui entendit des voix et qu'un ange conduisit à l'endroit choisi à cet effet, du moins d'après la légende locale!

En tout cas, douze années furent nécessaires pour construire cet ouvrage long de 900 m, et Bénézet, mort avant la fin des travaux, sera enseveli dans la chapelle St-Nicolas bâtie sur la seconde des dix-neuf arches du pont. Un pont très important pour le franchissement du fleuve et le développement de la circulation commerciale, surtout depuis la disparition du pont romain d'Arles.

En 1176, le roi d'Aragon Alphonse 1er qui est aussi Comte de Provence fait la guerre aux Niçois qui résistent. Finalement un traité de paix est conclu, qui prévoit une indépendance totale de la ville en échange de 25000 sols gênois et d'une redevance annuelle de 2000 sols d'albergue.
La commune de Nice peut élire ses consuls à perpétuité, profitera de toutes les coutumes et de tous les usages anciens, et exercera des droits de justice et de sentance en affaires civiles et criminelles.

A Marseille vers 1215 un mouvement communal met en place une administration durable composée des responsables de confréries et de cent chefs de métiers de l'artisanat et du commerce.

Si la ville reconnaît Raimond VII comme son souverain légitime (nous sommes en pleine guerre albigeoise et Simon de Montfort vient de s'emparer de Toulouse), elle est en réalité totalement libre.

 

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Sceau de la république de Marseille (1243).

La "comuna" de Marseille élabore des statuts avec un code de justice et des règlements municipaux; elle signe des traités avec les seigneurs voisins et les autres villes de la Méditerranée. Dans les statuts de la République de Marseille, en 1217 et en 1219, les Juifs de la Cité sont qualifiés de "cives", de citoyens à part entière, à l'égal des habitants chrétiens. Cette qualification qui fait de Marseille une cité du Judaïsme provençal sera confirmée en 1257.

Toutefois l'évêque tient la ville haute et tente de s'opposer au consulat. Alors, à l'instar des républiques italiennes, la "comuna" de Marseille fait appel à un podestat qui reçoit un mandat rémunéré d'un an pour administrer la ville au nom des consuls. Arles sa voisine jouera cette même carte face aux pouvoirs de l'archevêque et du Comte de Provence.

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carte des principales villes d'Occitanie avec mention de la date connue de l'existence d'une charte (d'après A. Dupuy in "Histoire chronologique de la civilisation occitane")

Les Pyrénées n'échappent pas à ce vaste mouvement d'émancipation communale. Des chartes de libertés et des créations de consulats verront le jour aussi bien dans les communautés rurales que dans les villes.

En 1148 la place sarrazine de Tortosa et en 1149 celle de Lérida en Catalogne tombent entre les mains du Comte Raimond Bérenger IV de Barcelone, qui va favoriser le peuplement "chrétien" de ces régions.

Venues du Toulousain, du Comminges et du Comté de Foix pour les unes, du Biterrois et du Carcassès pour les autres, des familles entières d'Occitans vont émigrer de Gascogne au Val d'Aran et du Languedoc à la Cerdagne.

Les chartes de libertés accordées faciliteront la vie de ces nouveaux émigrés. Les artisans profiteront du savoir-faire et des techniques très en pointe que les musulmans ont introduits dans ces vallées depuis fort longtemps; les paysans disposeront de terres fertiles déjà irriguées et les marchands s'enrichiront avec le commerce des produits des uns et des autres.

Les émigrés d'Occitanie ont apporté avec eux leur langue, l'occitan, soeur jumelle du catalan... Ce n'est pas un hasard si Raimond Bérenger IV reçoit à sa cour de grands poètes d'Occitanie connus à cette époque tels Marcabrun et Pèire d'Alvernhe et si quelques années plus tard la cour d'Alphonse 1er roi d'Aragon et Comte de Barcelone sera un des plus grands foyers de culture occitane en Europe, sur le plan littéraire comme sur le plan artistique.

Alphonse 1er aura dans sa mouvance les villes de Millau, de Montpellier, ainsi que les comtés ou vicomtés du Gévaudan et du Razès, du Béarn et de Bigorre, de Nîmes, de Béziers et de Carcassonne... Il tentera de réaliser un "Etat" occitano-catalan que réalisera son fils Peire II (avec le Comte de Toulouse) avant d'être tué par les Français à Muret en 1213.

En 1188, le vicomte de Béarn, Gaston VI de Moncade, promulgue un "For Général" pour tous les Béarnais. Un For c'est une charte qui précise les droits et les devoirs de chacun, aussi bien pour le seigneur que pour les populations. Ce mot vient du latin "forum" qui est la place publique où les Romains rendaient la justice.

D'autres privilèges seront accordés aux communautés pyrénéennes: ainsi les Fors des vallées d'Ossau en 1221, d'Aspe en 1222, de Barétous en 1247, et les Fors de plus grandes villes du Piémont pyrénéen comme les Fors d'Oloron en 1080 (revus en 1290) et de Morlàas en 1220. Ce dernier accordera aux habitants le droit de tester, l'inviolabilité du domicile, la possibilité d'élire des "jurats" chargés d'administrer la commune et d'exercer la justice.

Il est intéressant de noter qu'avant de recevoir le serment des populations lors de son avènement, le vicomte doit d'abord jurer d'être loyal envers tous et de respecter les "Fors"! lesquels resteront le symbole des libertés béarnaises jusqu'en 1789...

Déjà en 1097, on note la formule suivante extraite des Fors de Bigorre utilisée lors de l'avènement d'un nouveau seigneur: "Nous qui valons chacun autant que vous et qui, réunis, pouvons plus que vous, nous vous établissons notre seigneur, à condition que vous respectiez nos droits et privilèges, sinon NON!"... Sans commentaire!

A l'extrêmité sud-ouest de l'Occitanie, voici Bayonne dans une Aquitaine sous influence anglaise. Vers 1120, Arnaud de Martres, son évêque, obtient du duc d'Aquitaine la création d'une sauveté (le bourg neuf entre la rive droite de la Nive et l'Adour) dont les privilèges vont bientôt attirer beaucoup de monde. Plusieurs ponts relient le bourg et l'ancienne Cité de Lapurdum, qui deviendra "Baïona".

Lapurdum c'était le quartier général de la cohorte romaine qui surveillait au 3e siècle la Novempopulanie (cette "province des neuf peuples" qui donnèrent du fil à retordre aux Romains!) et qui donnera son nom à la province du Labourd. Au XIe siècle, c'est un castrum siège d'une vicomté et d'un évêché, tandis que ses bas quartiers sont peuplés d'artisans et de mariniers.

Vers 1190 un conseil de prud'hommes est mis en place et en 1215 Jean-sans-Terre signe une charte qui fonde la "comuna" de Baïona. Sa position stratégique de première importance avec son port et sa flotte favorise son commerce avec la Navarre, la Castille et la Biscaye. Les vins de Gascogne transportés par l'Adour sont dirigés vers l'Angleterre: Bayonne et Bordeaux ont des intérêts communs dans leur commerce avec l'Angleterre.

Et, préfigurant à la fois la "République de l'Ormée" en 1648 et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789, ce sont les Jurats de Bordeaux qui, en 1273, oseront écrire: "Tous les hommes et toutes les terres sont libres de leur nature et toute servitude est usurpée et contraire au droit commun"!...

 

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carte des villes et des bourgs d'Occitanie qui exportent au 13e siècle des vins vers l'Angleterre à partir des ports de Bordeaux et de Bayonne
(D'après R. Drion in "Histoire de la vigne et du vin en France", 1959)

tiré de Infòc, merci à Jòrdi Labouysse pour son aimable autorisation